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Publié : 27 septembre 2011

Séjour à Nedde : le banquet médiéval

Ce soir-là, le marquis Patrick de Nedde recevait en son château la bonne reine Jeanne de Navarre. Avaient été conviés à festoyer en sa compagnie monseigneur l’archevêque René de St-Jean-Bien-Etre , sa compagne, Dame Vide-Burettes et sa dame de coeur, Gertrude ; le chevalier Marcel Delarue des Balles, le Comte Arebours, le Comte Hébont, le Comte Aminé ainsi que de nombreux autres notables accompagnés de belles et gentes dames parées de leurs plus beaux atours.
La soirée commença par les oraisons d’usage prononcées par Monseigneur, puis chacun leva son verre d’hypocras, souhaitant à ses voisins belle santé et bel appétit ! On servit ensuite la soupe de chastaignes et, sa majesté redoutant les empoisonneurs
,on requit les services de René, le goûteur du marquis. Soudain, horreur, René s’écroula, en proie à d’horribles convulsions, semant la terreur parmi l’assistance qui se leva d’un bond. Mais très vite, grâce aux bons soins de la dame de déshonneur et de Dame Colette, il recouvra belle santé et le festin put se poursuivre avec un plat de viande copieux et goûteux à souhait, puis se terminer avec un blanc-manger aux baies rouges et une flognarde limousine.
C’est au milieu du repas qu’eut lieu une cérémonie des plus émouvantes : le damoiseau Jean-Claude de La Ferté s’agenouilla devant la reine pour être adoubé chevalier sous les applaudissements nourris et chaleureux de l’assistance.
A plusieurs reprises, le repas fut agrémenté de chants auxquels sa majesté n’hésita pas à à mêler sa voix, en compagnie de ceux des invités possédant le plus bel organe, à savoir le marquis de Nedde, Messire Jean-Pierre et son épouse. Le bouffon de la reine présenta quelques de tours de magie puis commença une danse endiablée à laquelle tout le monde participa, sauf Monseigneur l’Archevêque, bien sûr !
Ce fut une soirée très brillante et d’une élégance folle dont le souvenir hantera longtemps les mémoires albijohanniciennes.
Mais hélas, toutes les bonnes choses ont une fin et il fallut se séparer
et troquer les superbes costumes médiévaux contre la banale panoplie du randonneur ordinaire.

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Texte de Françoise Giffaut

Photos Françoise Giffaut, Luc Legret

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