Publié : 17 juin

Voyage en Auvergne

Découvrons l’Auvergne,

Nous embarquons de bon matin, dans notre diligence moderne, je veux parler de notre bus de l’agence Dunois, qui nous transportera pendant ces 3 jours sous la conduite experte de Virginie.
A Clermont-Ferrand, l’hôtel d’Alexandre Vialatte a une devise inscrite sur notre tête de lit :
« L’Auvergne produit des ministres, des fromages et des volcans ». Il est vrai, mais pas que… la coutellerie, et auparavant les vins.
Nous faisons connaissance de notre guide Jérôme qui s’avèrera une véritable encyclopédie. Notre estomac criant famine, nous allons l’apaiser au restaurant « 1513 », où nous dégustons une délicieuse truffade suivie d’une pompe aux pommes.
L’après-midi commence par la visite du centre ancien de Clermont-Ferrand capitale du Puy de Dôme. La cathédrale gothique Notre Dame de l’Assomption, toute noire, a été achevée par Viollet-Le-Duc. Clermont-Ferrand se souvient que, en 52 avant JC. Vercingétorix repoussa les troupes de César à Gergovie, pour nous, c’est loin tout ça….
Notre-Dame-du-Port, son église romane du 12ème siècle est une des 5 églises majeures, qui a subi depuis de nombreuses modifications ; ses particularités : son clocher octogonal, ses magnifiques vitraux et cette décoration extérieure qui s’apparente aux églises andalouses. Inscrite au Patrimoine de l’Unesco, elle a été conférée en 1881, basilique, par le Vatican pour son ancienneté.
L’entreprise Michelin, c’est incontournable ! C’est l’identité de Clermont. Pour s’y rendre, nous empruntons l’avenue de la République qui relie Clermont et Montferrand, les 2 anciennes entités de Clermont-Ferrand.
L’aventure Michelin commence en 1889 ; dans le hall d’accueil une Micheline, un avion et une voiture formule 1. Non, nous ne partirons pas voyager dans la micheline : elle n’est pas faite pour ça… Bon, tant pis ! Néanmoins le guide de l’entreprise, nous apprend beaucoup de choses. Il nous emmène dans son musée, nous explique l’histoire du pneu, inventé par 2 frères pour tout type de véhicules. Rouler sur de l’air n’était pas banal ! Tout de suite est inventé « Bibendum ». Naît alors la cité ouvrière et l’entreprise grandit… grandit. Elle a équipé les roues du carrosse du Tsar Nicolas II, en visite à Paris. Les frères ont l’idée de créer des courses comme Paris-Brest-Paris, en lançant la numérotation des routes et inventent les panneaux indicateurs. Et, qui n’a pas acheté son petit guide rouge ou ses cartes routières !
« La Terre des Volcans », a bien occupé notre journée du lendemain.
La charmante commune de Sain-Saturnin est un lieu chargé d’histoire. La côte est dure à monter pour admirer l’église construite par des moines Bénédictins. Elle est la plus petite des 5 églises majeures de l’art Roman auvergnat. Le château construit au 13 ème siècle par la famille de la Tour D’Auvergne a abrité des hôtes illustres : Catherine de Médicis et sa fille, Marguerite de Valois dite « la Reine Margo ».
Direction le Mont-Dore (1050m d’alt.), au pied du massif aux crêtes découpées du Sancy. C’est le pays de sources thermales (La Bourboule, le Mont-Dore principalement) et de lacs naturels résultant de barrages par des coulées de lave comme le lac d’Aydat et de Guéry, le plus haut d’Auvergne à 1250m. Il y a même encore un peu de neige dans le fond des fossés au long de la route bordée de frênes, sur les pentes boisées, entre les genêts, les bouleaux, les pins et les hêtres.
Une petite halte à l’église d’Orcival, avant d’aller déjeuner d’un « Pounty » (hors d’œuvre auvergnat), suivit d’une « épaulette farcie » avant l’apothéose par une tourte aux myrtilles. Nous n’avons qu’un concert de fourchettes entrecoupés de quelques commentaires, tellement c’est bon… Il paraît que nous pouvons voir les recettes sur internet, alors… quelqu’un que je ne nommerai pas, renverse son verre en montrant des photos à nos voisins de l’autre côté de la table ; heureusement, ces charmants voisins ont eu le réflexe pour éviter la catastrophe de soulever la nappe…
La visite à la ferme Bellonte à Farges, est bien méritée car Virginie doit faire des prouesses de conduite pour arriver jusque-là, à cause d’une déviation. Un bus n’est pas une petite voiture ; pour manœuvrer oh là-là ! mais avec Virginie, c’est sans soucis. Elle s’en sort à merveille ! A la ferme, les animaux sont vraiment chouchoutés, ils ne peuvent donner que du bon lait… et donc du bon fromage ! Le film de la ferme nous raconte l’histoire de ce fromage : le Saint-Nectaire fermier au lait cru, le vrai ! 15 l de lait pour en faire un seul ! Une petite dégustation et passage à la boutique, nous permet d’acheter les spécialités du terroir.
Pour notre dernière journée, nous grimpons au Puy de Dôme. Mais non, pas à pied, C’est l’heure de prendre le train ! Direction : le volcan de Lemptégy. A ciel ouvert, nous circulons à bord du train à 80 m sous le niveau du cratère. L’activité industrielle du volcan, a mis à jour la structure interne du volcan par l’exploitation de la pierre volcanique, la pouzzolane, qui a permis la reconstruction des villes comme Rouen et Le havre notamment, en 1945. Un premier film en 4D nous fait survoler la Chaîne des Puys et simule des éruptions. On s’y croirait ! Il faut dire que la chaîne comprend 80 volcans alignés du nord au sud de l’Auvergne sur 40 km. Tous tiendraient dans le diamètre de l’Etna, Imaginez ! Un deuxième film nous fait « rentrer » dans la mine en simulation avec une éruption volcanique. Cela nous fait un peu bizarre mais, même pas peur !
Dernier déjeuner à Orcines : charcuteries d’Auvergne, filet de truite meunière, et une charlotte aux fruits du moment. Alors là, petite anecdote : « bienvenue » en Auvergnat veut dire « casses-toi », nous sommes donc partis… pour notre dernière visite avant l’au-revoir à l’Auvergne.
Pour accéder au sommet du Puy de Dôme (1450m d’alt.), nous embarquons dans le « Panoramique des Dômes », train électrique à crémaillère. Le panorama est saisissant sur toute la chaîne des puys à 360°. Au sommet, l’observatoire des sciences de l’univers ; à côté le temple de mercure qui était au 2ème siècle après J C. le plus grand temple de montagne de la gaulle romaine. Il bénéficiait d’un point de vue idéal sur la capitale : Augustonemetum (Clermont-Ferrand aujourd’hui). Le temple mis au jour à la fin du 19ème siècle, fait l’objet d’un vaste projet de restauration commencé en 2013.
Si notre voyage a été épargné par la pluie, nous avons enduré la veste chaude. Nous avons toujours gardé la bonne humeur, avec entre temps les explications ou les petites histoires de Virginie, de Jérôme , ou celles de Patrick, notre coach de voyage, notre protecteur …La preuve, Un portefeuille a été perdu et tant mieux retrouvé ; non, cette fois, je ne me suis pas fait remarquer, je n’ai pas perdu le groupe, j’étais bien avec tout le monde dans le bus pour le retour. Nous n’oublierons pas ce patrimoine, très riche en culture et en histoire. Merci à Patrick et ceux qui travaillent avec lui pour cette bonne idée.

Texte de Françoise NADOT
Photos de Maryvonne BITARELLE et Annick FOUCHER

Utilisez le lien ci-dessous pour visionner les phoyos

https://photos.app.goo.gl/UKB3e9q9m5sGEgEN8

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